Rapport

PRAAC étude de suivi des vagues 3 et 4

Environnement et Changement climatique Canada
Ressources naturelles Canada
Impact Canada, Unité de l'impact et de l'innovation, Bureau du Conseil privé
Un complejo industrial con múltiples chimeneas que emiten densas nubes de humo al cielo.

Aperçus clés

Perceptions des changements climatiques
Les croyances des Canadiens selon lesquelles les changements climatiques sont réels, d’origine humaine et constituent une menace urgente ont diminué de façon régulière d’août 2022 à octobre 2023; bien que les niveaux semblent maintenant s’être stabilisés, ils demeurent considérablement inférieurs à ceux du début de 2022 et continuent de créer un environnement difficile pour l’action gouvernementale en matière de changements climatiques. D’autres attitudes et perceptions liées au climat, y compris la volonté d’agir, l’incidence perçue des actions collectives et les normes sociales perçues, se sont également stabilisées. Il y a eu une baisse constante de la responsabilité perçue chez tous les acteurs à l’égard de la nécessité de prendre plus de mesures de lutte contre les changements climatiques, et la responsabilité perçue est plus équitablement répartie entre eux que jamais auparavant.
Comportements en matière d’atténuation
De décembre 2021 à mars 2024, il y a eu une légère augmentation du pourcentage de Canadiens qui ont déclaré posséder un véhicule hybride ou électrique. Au cours de la même période, il y a eu une légère augmentation du nombre de propriétaires de panneaux solaires résidentiels, tandis que le nombre de propriétaires de thermopompes est demeuré relativement stable, et il y a eu une baisse du nombre de Canadiens qui disent avoir acheté de l’isolation nouvelle ou améliorée pour leur maison ou leur résidence. De plus en plus de Canadiens ont de la difficulté à se permettre suffisamment d’énergie pour répondre à leurs besoins quotidiens, l’inabordabilité énergétique étant la plus élevée dans les régions éloignées et rurales et au Canada atlantique.
Comportements d’adaptation
De plus en plus de Canadiens cherchent à obtenir le soutien de leurs amis, de leur famille ou de professionnels formés pour les émotions négatives liées aux conditions météorologiques extrêmes et aux changements climatiques. Il y a également eu une légère augmentation du nombre de Canadiens qui prennent des mesures de protection contre la mauvaise qualité de l’air, mais aucune augmentation correspondante au fil du temps chez ceux qui ont un plan d’urgence en cas de catastrophe. Moins de la moitié des Canadiens ont une assurance habitation ou locataire pour les inondations ou d’autres risques liés aux conditions météorologiques, et seulement deux Canadiens sur cinq ont une trousse d’urgence dans leur maison.
Soutien aux politiques climatiques
L’abordabilité et la protection des générations futures sont les deux principales préoccupations des Canadiens lorsqu’ils réfléchissent aux propositions liées au climat. Le soutien (assez ou fortement) à un plafond pétrolier et gazier a atteint un creux sans précédent (59 %); il y a eu une légère augmentation du soutien au captage, à l’utilisation et au stockage du carbone (54 %), et le soutien à de multiples politiques d’adaptation a continué de diminuer. Le soutien au développement des énergies renouvelables s’est stabilisé, le soutien au développement du pétrole et du charbon a augmenté et le soutien au développement nucléaire et du gaz naturel demeure stable.
Confiance et information
Il y a eu peu de changement dans la consommation des médias traditionnels par les Canadiens au cours de la dernière année, tandis que l’utilisation régulière des recherches sur Internet, des médias sociaux et des robots conversationnels dotés d’une intelligence artificielle (IA) a augmenté de façon régulière. La plupart des Canadiens ne suivent pas de près les nouvelles sur les changements climatiques, mais y sont exposés fréquemment (c.-à-d. tous les jours ou toutes les semaines). La famille et les amis, les scientifiques, les entreprises d’énergie renouvelable et les groupes environnementaux ou les organismes sans but lucratif demeurent les groupes les plus fiables pour prendre de bonnes décisions sur les changements climatiques. Les administrations locales, les gouvernements provinciaux et territoriaux et le gouvernement fédéral demeurent parmi les moins fiables.

Contexte

 

L’étude nationale en cours du PRAAC utilise la recherche sur l’opinion publique avec de grands échantillons nationaux représentatifs de Canadiens pour recueillir des données et suivre les changements au fil du temps sur la façon dont les Canadiens pensent, se sentent et agissent en réponse aux changements climatiques et à leur incidence. Les données quantitatives solides générées par cette recherche permettront de déterminer les domaines dans lesquels il est possible de promouvoir une plus grande action individuelle en faveur du climat et de l’environnement.

Les principaux objectifs de l’étude sont les suivants :

  1. Évaluer le niveau de référence des connaissances et attitudes des Canadiens à l’égard des changements climatiques, et comment elles évoluent au fil du temps. Utiliser des méthodes avancées pour comprendre le « pourquoi » et le « et alors » derrière les réponses à l’étude.
  2. Évaluer le niveau de référence des intentions déclarées par les Canadiens et les niveaux d’engagement à l’égard des comportements proclimat clés + les niveaux de soutien aux politiques gouvernementales clés en matière de changements climatiques et d’énergie.
  3. Analyser les facteurs clés qui peuvent déterminer/prédire les intentions, les comportements et le soutien politique.

Après l’étude longitudinale initiale (de décembre 2021 à février 2023; 8 vagues), la PRAAC a lancé deux séries d’études pour continuer à surveiller et à explorer les facteurs liés au climat : l’étude de suivi, qui mesure les principales croyances et attitudes à l’égard des changements climatiques, l’engagement à l’égard des comportements d’atténuation et d’adaptation, et le soutien aux politiques climatiques et environnementales, et l’étude sur les sujets émergents, qui explore deux à trois nouveaux sujets à chaque vague (par exemple, l’énergie nucléaire, les forêts et les changements climatiques). La première étude de suivi a été menée en août 2023, et la première étude sur les sujets émergents a été menée en février 2024.

Méthodologie

Collecte de données :

  • Vague 3 – du 4 au 19 décembre 2023
  • Vague 4 – du 20 février au 13 mars 2024

Nombre de participants : 2 750 (vague 3) et 2 252 (vague 4)*

Canadiens âgés de 18 ans et plus, qui sont tous de nouveaux répondants. La vague 3 comprenait des suréchantillons de 248 jeunes, 305 Autochtones et 286 autres personnes racialisées. La vague 4 comprenait un suréchantillon de 252 Canadiens du Nord. Les données ont été pondérées par région, groupe d’âge, genre et niveau de scolarité afin de s’assurer que la distribution de l’échantillon représente la population adulte canadienne réelle selon les données de recensement de Statistique Canada (2021).

Les participants ont été recrutés en partenariat avec Forum Research, par l’intermédiaire de groupes de discussion en ligne représentatifs à l’échelle nationale ayant pu utiliser une combinaison de différentes méthodes de recrutement (groupes probabilistes et non probabilistes). Il n’est pas approprié de calculer une marge d’erreur dans de telles circonstances. À titre de référence seulement, un échantillon probabiliste de taille similaire (c.-à-d. 2 000) aurait une marge d’erreur de ±2,2 %, 19 fois sur 20.

*Plus de détails sont disponibles dans la section Caractéristiques de l’échantillon.

Considérations

Lors de l’interprétation des résultats du PRAAC, il est utile de garder à l’esprit le contexte avant et pendant la collecte des données (c’est-à-dire à l’automne 2023 et à l’hiver 2023-2024), qui peut avoir influencé les réponses des participants à l’étude :

  • De nombreux rapports indiquent que 2023-2024 a été l’hiver canadien le plus chaud jamais enregistré; en effet, des événements météorologiques extrêmes tels que des tempêtes hivernales et des inondations ont touché une grande partie du Canada. Au début de janvier, les Albertains ont connu un coup de froid et on leur a demandé de conserver l’énergie, ce qui a semé le doute dans les médias sur la fiabilité des énergies renouvelables. Alors que l’on prévoit que la saison des feux de forêt de 2024 serait dévastatrice, l’Alberta a déclaré un début précoce de sa saison des feux de forêt.
  • Les négociations sur le climat (COP28) ont eu lieu aux Émirats arabes unis du 30 novembre au 12 décembre 2023, donnant lieu au tout premier engagement international à délaisser les combustibles fossiles. Les médias ont couvert les négociations visant à les « éliminer progressivement » plutôt qu’à les « réduire ».
  • Les prix du pétrole ont été touchés par le maintien des sanctions contre le pétrole et le gaz russes et par le conflit en Israël.
  • De nombreux changements aux politiques fédérales ont été apportés, y compris l’annonce d’un règlement sur la réduction du méthane (4 décembre), un plafond des émissions pour le secteur du pétrole et du gaz au Canada (7 décembre), une contribution de 16 millions de dollars à un fonds mondial de « pertes et dommages » (12 décembre), la nouvelle norme sur la disponibilité des véhicules électriques pour soutenir la totalité des ventes de véhicules électriques d’ici 2035 (19 décembre) et un nouveau programme d’améliorations écoénergétiques destiné aux personnes à faible revenu pour remplacer la Subvention pour des maisons plus vertes (13 février).
  • Le moratoire de sept mois de l’Alberta sur les projets éoliens et solaires a pris fin le 29 février, et le gouvernement provincial a annoncé une nouvelle taxe d’enregistrement sur les véhicules électriques de 200 $ et un fonds de 165 millions de dollars pour soutenir les ouvriers agricoles de l’élevage touchés par les conditions météorologiques extrêmes.
  • La tarification du carbone a reçu une attention accrue du public tout au long de cette période, y compris autour des annonces visant à exempter le mazout domestique du prix du carbone pendant trois ans (26 octobre) et à changer le nom du paiement de l’incitatif à agir sur le carbone en remise canadienne sur le carbone (14 février). De plus, le gouvernement de la Saskatchewan a annoncé qu’il ne verserait plus les revenus de la tarification du carbone au gouvernement fédéral (30 octobre).

Attitudes et perceptions à l’égard des changements climatiques

Les opinions fortement favorables aux déclarations fondamentales sur les changements climatiques se sont stabilisées au cours des derniers mois

Les données du PRAAC suggèrent que les croyances des Canadiens selon lesquelles les changements climatiques sont réels, d’origine humaine et constituent une menace urgente, se sont stabilisées après une baisse constante d’août 2022 à octobre 2023. Cependant, les niveaux demeurent considérablement inférieurs à ce qu’ils étaient plus tôt en 2022. Dans l’ensemble, entre août 2022 et mars 2024, les données suggèrent : une baisse de 11 % du nombre de répondants fortement d’accord avec le fait que les changements climatiques sont réels; une baisse de 10 % du nombre de répondants fortement d’accord avec le fait que l’activité humaine en est la cause principale; une baisse de 9 % du nombre de répondants fortement d’accord avec le fait que les changements climatiques entraîneront de graves conséquences négatives; une baisse de 8 % du nombre de répondants fortement d’accord avec le fait que la région des répondants sera influencée par les changements climatiques.

 

La croyance dans la réalité des changements climatiques demeure relativement élevée et stable

Une grande majorité (83 %) des Canadiens continuent d’être plutôt d’accord ou tout à fait d’accord pour dire que les changements climatiques sont réels, et cette proportion demeure la même qu’à la même période l’an dernier. La proportion de Canadiens qui sont plutôt en désaccord ou pas du tout d’accord pour dire que les changements climatiques sont réels demeure assez faible (8 %), mais stable au fil du temps. De même, seulement 9 % des Canadiens demeurent incertains (ni d’accord ni en désaccord) de la réalité des changements climatiques.

 

Le consensus concernant le fait que les changements climatiques sont principalement causés par l’activité humaine est également fort et stable

Environ les trois quarts (74 %) des Canadiens sont plutôt d’accord ou tout à fait d’accord pour dire que l’activité humaine est la principale cause des changements climatiques, et cette proportion demeure la même qu’à la même période l’an dernier; toutefois, il convient de noter que le nombre de répondants fortement d’accord a diminué au cours de cette période. Entre mars 2023 et mars 2024, le pourcentage de Canadiens qui ne sont pas du tout d’accord pour dire que l’activité humaine est la principale cause des changements climatiques a diminué de plus de la moitié (12 % par rapport à 5 %). À l’inverse, le pourcentage de Canadiens qui ne croient toujours pas que l’activité humaine est la principale cause des changements climatiques a doublé, passant de 6 % à 12 % au cours de cette période.

 

La volonté d’agir, la croyance en l’action collective et les perceptions de l’action climatique se sont également stabilisées

De décembre 2021 à octobre 2023, il y a eu une baisse générale de la proportion de répondants qui étaient fortement d’accord ou plutôt en accord pour dire qu’une action collective peut limiter davantage les changements climatiques : en baisse de 10 % depuis décembre 2021. Une proportion similaire (67 %) est elle-même prête à agir pour limiter les changements climatiques : une baisse de 7 % au cours de la même période. Moins des deux tiers (63 %) croient que leurs propres actions (c.-à-d. l’auto-efficacité) ont une incidence, qui a été relativement stable d’une vague à l’autre. Ils sont encore moins nombreux à penser que leurs proches attendent d’eux qu’ils agissent (49 %) ou que leur famille et leurs amis agissent (48 %) (c.-à-d. les normes sociales), ce qui représente une baisse de 13 % et de 12 %, respectivement.

 

Diminution constante de la responsabilité perçue de tous les acteurs à prendre davantage de mesures en faveur du climat.

Une majorité de répondants (69-72 %) croient que tous les acteurs clés doivent faire un peu plus ou beaucoup plus pour aider à limiter les changements climatiques. Cependant, depuis 2021, dans l’ensemble des principaux acteurs, soit l’industrie privée au Canada, le gouvernement fédéral, la population canadienne et les organisations internationales, la responsabilité perçue d’en faire plus continue de diminuer. Il est important de noter que la responsabilité perçue d’agir est plus équitablement répartie entre ces acteurs que jamais auparavant.

 

Des réactions émotionnelles plus fortes au cours des derniers mois, y compris le fait de se sentir dépassé ou désorienté

Par rapport à août 2023, un plus grand nombre de répondants déclarent se sentir très ou extrêmement dépassés (31 %) et désorientés (24 %), mais aussi optimistes (24 %) quant aux enjeux entourant les changements climatiques. L’inquiétude (45 %) et l’anxiété (33 %) demeurent les émotions les plus répandues liées aux changements climatiques, mais leur prévalence signalée chez les Canadiens n’a pas autant changé depuis août 2023. Environ le quart (27 %) des Canadiens déclarent être très ou extrêmement en colère. En particulier, depuis décembre 2023, il y a eu une augmentation générale de toutes les réponses émotionnelles aux changements climatiques. La plus forte augmentation (7 %) a été la proportion de Canadiens qui ont déclaré être très ou extrêmement déroutés par les changements climatiques.

 

Le PRAAC a déjà défini cinq segments qui prédisent fortement les intentions climatiques, les actions individuelles et le soutien à l’action collective

Légende (par rapport à d’autres groupes) : ⭡⭡ Le Plus; ⭡ Plus;  ~ Neutre; ⭣ Moins; ⭣⭣ Le Moins

Engagé Solidaire Ambivalent Indifférent Réfractaire
i Dans l’ensemble, les plus réceptifs aux croyances, aux normes sociales, à la volonté et à la réponse affective aux changements climatiques. Très anxieux et moins optimistes. La plupart sont engagés à lutter contre les changements climatiques. i Approbation des croyances climatiques, moins anxieux et préoccupés à l’égard des changements climatiques. i Approbation des croyances climatiques, mais réponse affective ambivalente à la question. Prêts à apporter des changements, mais n’en prennent pas l’initiative. i Groupe le plus neutre. Pas d’attraction forte vers le soutien ou l’opposition. En dehors d’une légère croyance dans les changements climatiques, aucune croyance approuvée quant à l’incidence négative du climat. i Les plus résistants à toute croyance sur les changements climatiques et leurs incidences. La plupart ne se soucient pas des changements climatiques et sont moins susceptibles d’appuyer des initiatives.
⭡⭡ Croyance aux changements climatiques ⭡⭡ Anxieux et inquiets ⭣⭣ Optimistes ⭡⭡ Prêts à faire des changements ⭡⭡ Normes sociales en matière de climat ⭡ Croyance aux changements climatiques ⭡ Perplexes ⭡ Inquiets et anxieux ⭡ Prêts à faire des changements ⭡ Normes sociales en matière de climat ⭡ Croyance aux changements climatiques ⭡ Prêts à faire des changements ~ Perplexes ~ Optimistes ⭡ Croyance aux changements climatiques ⭣ Anxieux et inquiets ~ Prêts à faire des changements ~ Efficacité des actions ~ Normes sociales en matière de climat ⭣⭣ Croyance aux changements climatiques ⭣⭣ Inquiets et anxieux ⭣⭣ Prêts à faire des changements ⭣⭣ Efficacité des actions ⭣⭣ Normes sociales en matière de climat
 

Le segment des partisans demeure le plus important; il y a une augmentation du segment des ambivalents depuis mars 2023

Depuis août 2022, il y a eu des changements dans la proportion de Canadiens dans plusieurs des segments fondés sur les attitudes et les croyances, avec moins de Canadiens dans les segments des engagés et des partisans, et plus dans les segments des ambivalents et des indifférents. Cependant, ces changements se sont stabilisés depuis décembre 2023.​​En date de mars 2024, la baisse des segments des engagés (-7 %) et des partisans (-4 %) suggère que moins de Canadiens sont motivés à prendre des mesures de lutte contre les changements climatiques qu’en décembre 2021. Pendant ce temps, de plus en plus de gens se sentent ambivalents (+8 %) et indifférents (+3 %) sur les changements climatiques et les mesures de lutte contre les changements climatiques. Notamment, la proportion du segment réfractaire n’a pas beaucoup changé au fil du temps.

 

Comportements en matière d’atténuation des changements climatiques

Légère augmentation de l’utilisation des transports en commun, tandis que les autres modes de transport demeurent stables

En mars 2024, le tiers des répondants (32 %) ont déclaré utiliser les transports en commun au moins une fois par semaine, soit une augmentation de 6 % par rapport à août 2023. La plupart des répondants (70 %) ont déclaré utiliser des véhicules personnels au moins une fois par semaine, ce qui en fait le principal mode de transport, suivi du transport actif (55 %). Cependant, contrairement aux transports en commun, l’utilisation de ces modes de transport est demeurée relativement stable. L’utilisation de trains ou d’autobus interurbains au lieu de prendre l’avion et de vélos électriques ou de trottinettes électriques (au moins une fois par semaine) était la moins répandue, soit 16 % et 13 %, respectivement.

 

Un cinquième des Canadiens ont acheté ou loué un véhicule personnel au cours de la dernière année; la moitié étaient des véhicules d’occasion

En mars 2024, un cinquième des répondants (19 %) ont indiqué qu’ils avaient acheté ou loué un véhicule personnel au cours des 12 derniers mois. La majorité des répondants (61 %) ont indiqué que plus de 12 mois s’étaient écoulés depuis leur dernière location ou leur dernier achat, tandis qu’un cinquième (19 %) ont indiqué qu’ils n’avaient jamais acheté ou loué un véhicule personnel. Parmi les répondants qui ont déclaré avoir déjà acheté ou loué un véhicule personnel, la moitié (51 %) étaient des véhicules neufs et la moitié (49 %) étaient des véhicules d’occasion. Ces résultats demeurent inchangés par rapport à juin 2022.

 
 

Légère augmentation du nombre de propriétaires de véhicules électriques et hybrides et de l’intention d’achat

De décembre 2021 à mars 2024, il y a eu une légère augmentation du pourcentage de répondants qui ont déclaré posséder un véhicule hybride (de 7 % à 10 %) ou un véhicule électrique (de 5 % à 7 %). De plus, parmi les répondants qui ne possèdent ni l’un ni l’autre, l’intention d’en acheter un au cours de la prochaine année a également légèrement augmenté au cours de cette période (véhicule hybride – de 12 % à 15 %; véhicule électrique – de 13 % à 14 %).

 

Le transport aérien a continué d’augmenter depuis les creux liés à la pandémie en 2021

Le transport aérien a continué d’augmenter au fil du temps. En mars 2024, plus d’un tiers (37 %) des répondants ont déclaré avoir pris un vol de quelque nature que ce soit au cours des deux derniers mois, soit une augmentation de 15 % par rapport à décembre 2022. Cependant, les premières vagues de données sur la fréquence des vols ont été recueillies lorsque les restrictions de la pandémie étaient encore en vigueur (c.-à-d. décembre 2021 et février 2022). Ces données de référence reflètent donc une période où la demande était exceptionnellement faible.

 

De nombreux Canadiens tentent de réduire le gaspillage alimentaire, mais les régimes à base de végétaux demeurent rares

Plus de la moitié des répondants (57 %) déclarent avoir toujours ou fréquemment fait des efforts pour réduire la quantité de plastique qu’ils utilisent et près des trois quarts (71 %) ont déclaré avoir toujours ou fréquemment fait des efforts pour réduire le gaspillage alimentaire. Il s’agit de légères baisses par rapport à décembre 2021. Par rapport à août 2023, il y a eu une légère augmentation du nombre de répondants qui ont toujours ou fréquemment ajusté leur thermostat pour économiser de l’électricité en fonction de la saison (54 % en décembre 2023, 51 % en mars 2024). En mars 2024, un cinquième (19 %) des répondants ont déclaré qu’ils mangeaient toujours ou fréquemment un régime principalement à base de végétaux, tandis qu’un quart (25 %) ont indiqué qu’ils faisaient toujours ou fréquemment des efforts pour manger un régime plus à base de végétaux.

 

Les Canadiens déclarent avoir passé moins de temps à l’extérieur dans les parcs et autres espaces naturels l’hiver dernier

En mars 2024, 55 % des répondants ont passé du temps à l’extérieur dans des parcs ou d’autres espaces naturels au moins une fois par semaine, soit 10 % de moins qu’un an auparavant. Moins d’un tiers des répondants (30 %) ont parlé avec leur famille ou leurs amis des changements climatiques sur une base hebdomadaire, une proportion qui est restée stable au fil du temps. Moins de la moitié (44 %) ont déclaré ne pas manger de viande au moins un jour par semaine, ce qui demeure relativement inchangé depuis août 2023. La plupart des Canadiens (62 %) ont évité d’utiliser des articles à usage unique en apportant leurs propres articles réutilisables au moins une fois par semaine.

 

Légère augmentation de la fréquence des comportements liés à l’économie circulaire chez les Canadiens

Il y a eu de légères augmentations de la proportion de répondants qui ont déclaré avoir souvent adopté des comportements liés à l’économie circulaire. En mars 2024, près d’un quart (23 %) des répondants ont déclaré avoir réparé des produits pour prolonger leur durée de vie environ une fois par semaine ou plus, par rapport à 20 % en juin 2021. Un cinquième (21 %) des répondants ont déclaré avoir acheté des articles d’occasion, réparés, remis à neuf ou remis en état environ une fois par semaine ou plus, par rapport à 14 % en juin 2021.

 

Légère augmentation du nombre de propriétaires de panneaux solaires résidentiels; diminution de l’isolation nouvelle ou améliorée

De décembre 2021 à mars 2024, il y a eu une augmentation faible, mais progressive, du nombre de propriétaires qui disent avoir installé des panneaux solaires à leur maison ou à leur résidence; dans l’ensemble, cependant, moins d’un propriétaire sur dix (9 %) a des panneaux solaires, et encore moins (7 %) a l’intention de les acheter au cours de la prochaine année. Au cours de la même période, il y a eu une baisse du nombre de propriétaires qui disent avoir acheté de l’isolation nouvelle ou améliorée pour leur maison ou leur résidence (35 % en décembre 2021, 28 % en mars 2024). La variabilité au fil du temps peut être causée, en partie, par des changements dans la façon dont les répondants interprètent les questions. Par exemple, le nombre de répondants déclarant avoir de l’isolation « nouvelle ou améliorée » peut diminuer le plus longtemps la mise à niveau a eu lieu.

 

Plus d’un tiers des propriétaires ont un thermostat intelligent; la moitié ont des fenêtres ou des portes écoénergétiques

En mars 2024, un tiers (36 %) des propriétaires ont déclaré qu’ils avaient un thermostat intelligent ou adaptatif dans leur maison et 15 % ont déclaré qu’ils prévoyaient en acheter un au cours de la prochaine année. Environ la moitié des propriétaires (48 %) ont indiqué que leur maison avait des fenêtres et des portes écoénergétiques et 14 % ont déclaré qu’ils prévoyaient en acheter au cours de la prochaine année.

 

Le nombre de propriétaires de thermopompes demeure relativement stable, mais l’intention d’achat a augmenté

Entre décembre 2021 et mars 2024, le nombre de propriétaires de maison qui déclarent posséder une thermopompe est demeuré relativement stable, entre 16 et 19 %; cependant, il y a eu une augmentation de 4 % de la proportion de propriétaires qui ont indiqué qu’ils avaient l’intention d’en acheter une au cours de la prochaine année. Le nombre de propriétaires de chauffe-eau solaires et de personnes ayant l’intention d’en acheter a augmenté entre décembre 2021 et décembre 2023, bien que seulement 7 % des propriétaires de maison déclarent en posséder.

 

De plus en plus de Canadiens éprouvent des difficultés à se procurer suffisamment d’énergie pour répondre à leurs besoins quotidiens

En mars 2024, près de la moitié (45 %) des personnes interrogées ont déclaré qu’elles n’avaient pas les moyens de satisfaire leurs besoins énergétiques quotidiens (8 %) ou qu’elles ne pouvaient les satisfaire que difficilement (37 %). La part des personnes interrogées ayant déclaré ne pouvoir satisfaire leurs besoins énergétiques que difficilement a augmenté de 8 % depuis août 2023. La part des personnes interrogées qui ont déclaré ne pas pouvoir subvenir à leurs besoins énergétiques quotidiens n’a pas beaucoup changé au fil du temps. Les différences régionales importantes sont présentées sur la diapositive suivante.

 

L’inabordabilité énergétique est la plus élevée dans les régions éloignées et rurales, ainsi qu’au Canada atlantique

Dans l’ensemble des régions, c’est dans le Canada atlantique que l’on trouve la plus forte proportion de résidents qui affirment que l’énergie n’est pas abordable (14 %), ou qu’ils ne peuvent répondre à leurs besoins énergétiques quotidiens qu’avec difficulté (49 %). En ce qui concerne la taille des collectivités, les régions éloignées comptent la plus grande proportion de personnes interrogées qui affirment que l’énergie n’est pas abordable (20 %). Les personnes interrogées vivant dans les régions rurales sont les plus susceptibles de déclarer qu’ils ne peuvent répondre à leurs besoins énergétiques quotidiens qu’avec difficulté (49 %), un total de 61 % d’entre eux ayant déclaré qu’ils n’ont pas les moyens d’acheter suffisamment d’énergie ou qu’ils ne peuvent le faire que difficilement.

 
 

Comportements d’adaptation aux changements climatiques

Les Canadiens ont connu un froid excessif, des tempêtes de verglas et des tempêtes de vent violentes au cours de l’hiver

L’hiver dernier a entraîné une augmentation du nombre de personnes interrogées ayant connu des conditions météorologiques saisonnières extrêmes. En mars 2024, les expériences les plus fréquentes étaient les périodes de froid excessif (33 %), les tempêtes de vent violentes (28 %), les pannes de courant (23 %) et les tempêtes de verglas (20 %). Moins de 10 % des personnes interrogées ont signalé des pénuries de fournitures essentielles en raison d’événements météorologiques.

 

Certains Canadiens ont encore signalé des feux de forêt, de la fumée et une chaleur excessive

Comme on pouvait s’y attendre, les mois d’hiver ont donné lieu à beaucoup moins de cas rapportés de fumée de feux de forêt (16 %), de périodes de chaleur excessive (16 %), de feux de forêt (11 %), d’inondations (8 %) et de sécheresses (8 %) au cours des deux mois précédant l’enquête. Les déclarations de chaleur excessive doivent être interprétées dans le contexte des normales saisonnières. Malgré ces baisses attendues, les feux de forêt, la fumée des feux de forêt et la chaleur excessive constituaient toujours une menace pour certains Canadiens jusqu’au début de l’hiver.

 

Le nombre de Canadiens à la recherche de soutien en raison d’émotions négatives liées aux changements climatiques a augmenté

En mars 2024, la proportion de personnes interrogées qui ont cherché du soutien en raison d’émotions négatives liées aux conditions météorologiques ou aux changements climatiques avait doublé par rapport à deux ans plus tôt (passant de 8 % à 16 %). Le quart des Canadiens (26 %) ont déclaré avoir cherché de l’information sur les risques ou les répercussions futures des changements climatiques dans leur région, mais seulement la moitié d’entre eux (12 %) ont déclaré avoir pris des mesures pour protéger leur maison contre les risques liés aux conditions météorologiques. D’autres analyses examineront la relation entre la recherche de soutien et d’autres variables (p. ex., l’affect ou les émotions à l’égard des changements climatiques).

 

On ne constate aucune augmentation au fil du temps du nombre de personnes disposant d’un plan d’urgence en cas de catastrophe

En mars 2024, environ un quart (28 %) des personnes interrogées ont déclaré avoir pris des mesures de protection contre la mauvaise qualité de l’air, comme l’utilisation d’un filtre HEPA pour filtrer l’air en raison de dangers pour la santé tels que la fumée des feux de forêt, les allergènes environnementaux ou le smog. Un autre cinquième (20 %) prévoyaient le faire au cours de la prochaine année. La proportion de personnes interrogées qui ont mis en place des plans d’urgence en cas de catastrophe (p. ex., établir un lieu de rencontre sûr en cas de séparation des familles) ou qui ont l’intention de le faire au cours de l’année à venir est restée relativement stable depuis décembre 2021. Cela suggère un écart important et persistant entre l’intention et l’action pour les plans d’urgence en cas de catastrophe.

 

Moins de la moitié des Canadiens ont une assurance habitation pour les risques liés aux inondations ou pour d’autres risques liés aux conditions météorologiques

En mars 2024, un peu moins de la moitié des personnes interrogées (49 %) avaient souscrit une assurance habitation pour les risques liés aux inondations, soit une baisse de 8 % par rapport à décembre 2021. Une proportion légèrement inférieure (46 %) a déclaré avoir souscrit une assurance habitation pour d’autres risques liés aux conditions météorologiques, comme les feux de forêt, le vent ou les dommages causés par la glace, soit une baisse de 14 % par rapport à décembre 2021. À l’inverse, le nombre de personnes interrogées qui ont indiqué qu’ils avaient l’intention de souscrire une assurance habitation pour les risques liés aux inondations et pour d’autres risques liés aux conditions météorologiques au cours de l’année à venir a doublé (de 6 % à 12 %).

 

Seulement deux Canadiens sur cinq ont une trousse d’urgence chez eux

En mars 2024, seulement 40 % des personnes interrogées ont déclaré avoir une trousse d’urgence à la maison, et 29 % ont déclaré qu’elles prévoyaient s’en procurer une au cours de l’année à venir. Ces chiffres sont en baisse par rapport aux 46 % et 30 % respectivement enregistrés en décembre 2021. Comme pour les plans d’urgence en cas de catastrophe, il existe un écart important et persistant entre l’intention de se procurer une trousse d’urgence et le passage à l’action.

 

Trois Canadiens sur quatre déclarent avoir des valeurs environnementales et être attentifs aux alertes météorologiques

Les trois quarts (73 %) des personnes interrogées sont plutôt d’accord ou tout à fait d’accord pour dire qu’elles agissent en respectant l’environnement, un chiffre qui s’est stabilisé au cours des derniers mois après une baisse en 2023. Les trois quarts (76 %) des personnes interrogées sont également plutôt d’accord ou tout à fait d’accord pour dire qu’elles prêtent attention aux alertes météorologiques extrêmes ou dangereuses, mais seulement la moitié (51 %) sont plutôt d’accord ou tout à fait d’accord pour dire qu’elles sont le genre de personnes qui se préparent à affronter des conditions météorologiques extrêmes.

 

Soutien aux politiques climatiques

Il a été demandé aux personnes interrogées d’indiquer l’importance de diverses considérations – certaines économiques, d’autres environnementales – lorsqu’elles réfléchissent à des approches visant à réduire les effets des changements climatiques. Les personnes interrogées ont indiqué que le maintien des coûts de consommation à un niveau bas, l’augmentation de l’emploi et de la croissance économique, et la protection de la qualité de l’environnement pour les générations futures étaient les considérations les plus importantes lorsqu’elles réfléchissaient à des propositions visant à réduire les effets des changements climatiques, avec près des trois quarts (72-74 %) indiquant que ces considérations étaient très ou extrêmement importantes pour elles.

L’abordabilité et la protection des générations futures sont les deux principales préoccupations concernant les propositions de mesures en faveur du climat

 

Le soutien au plafonnement des émissions de pétrole et de gaz atteint un nouveau creux; légère augmentation du soutien au captage du carbone

Le pourcentage de personnes interrogées qui se disent plutôt ou tout à fait favorables à un plafonnement des émissions pour le secteur pétrolier et gazier a continué de diminuer à partir de décembre 2021, atteignant un nouveau creux (59 %) en mars 2024. En mars 2024, un peu plus de la moitié des personnes interrogées (54 %) ont appuyé le financement d’un projet de captage, d’utilisation et de stockage du carbone, soit une légère augmentation par rapport à 2023. Le soutien à la tarification du carbone et à l’augmentation du prix du carbone chaque année semble s’être stabilisé à 44 % et à 38 %, respectivement, après avoir considérablement diminué en 2022 et en 2023.

 

La majorité des Canadiens appuient les politiques liées à la nature, mais le soutien est inférieur à celui du début de 2023

En mars 2024, 80 % des personnes interrogées ont déclaré soutenir la plantation de deux milliards d’arbres au cours des dix prochaines années, 80 % la protection et la restauration des écosystèmes au Canada, 78 % l’augmentation de la quantité d’espaces verts dans les villes et les villages, et 62 % le renforcement des partenariats avec les peuples autochtones pour protéger la nature et respecter leurs connaissances traditionnelles.

 

L’appui aux politiques d’adaptation a continué de diminuer

En décembre 2023, les deux tiers des personnes interrogées (64 %) ont déclaré qu’elles étaient plutôt ou tout à fait favorables à l’idée d’aider à rendre les infrastructures canadiennes vitales plus résistantes aux phénomènes météorologiques extrêmes, contre 87 % en décembre 2021. Deux tiers des personnes interrogées (64 %) ont déclaré soutenir l’indemnisation des Canadiens touchés par des catastrophes liées aux conditions météorologiques, soit une baisse de 14 % par rapport à décembre 2021. Moins de la moitié des personnes interrogées (43 %) ont déclaré être favorables à l’indemnisation des pays en développement pour les dommages causés par les changements climatiques, contre 51 % en décembre 2021. Pour ces trois politiques, la baisse du soutien s’explique en grande partie par l’augmentation de la proportion de personnes interrogées qui n’appuient ni ne s’opposent aux politiques.

 

Le soutien à un quota de vente des véhicules zéro émission et à un réseau de bornes de recharge a également diminué

D’avril 2022 à mars 2024, le soutien (plutôt ou tout à fait) à la création d’un quota de vente visant à garantir que, d’ici 2026, au moins 20 % des nouvelles voitures et camionnettes vendues seront des véhicules zéro émission a chuté de 16 %. Au cours de la même période, le soutien (plutôt/tout à fait) à la construction d’un réseau national de bornes de recharge pour véhicules électriques a chuté de 17 %. Dans les deux cas, il y a eu une augmentation de 10 % de la proportion de personnes interrogées qui ont indiqué qu’elles n’étaient ni favorables ni opposées aux politiques.

 

Le soutien à la Stratégie favorisant l’achat de produits propres varie en fonction de la manière dont elle est présentée

Les personnes interrogées ont été choisies au hasard pour visionner l’une des trois versions de la Stratégie favorisant l’achat de produits propres et on leur demandait ensuite dans quelle mesure elles étaient favorables ou défavorables à l’utilisation de matériaux de construction et de conceptions plus écologiques pour les projets d’infrastructure publique. La formulation la moins soutenue (plutôt ou tout à fait) indiquait qu’il fallait utiliser des matériaux de construction et des conceptions plus écologiques, même si ces matériaux coûtaient plus cher (63 %). Lorsqu’il s’agit d’une exigence (c.-à-d. d’une réglementation), sans mention du coût, le soutien augmente de 4 %. La formulation qui a suscité le plus de soutien (72 %) ne mentionnait ni les coûts ni les règlements.

 

Les Canadiens pensent que l’achat de produits propres permettra de créer des emplois et de réduire les émissions, mais qu’elle aura un coût

En décembre 2023, les répondants ont été interrogés sur les répercussions potentielles de la Stratégie favorisant l’achat de produits propres. 64 % ont indiqué que la Stratégie favorisant l’achat de produits propres augmenterait (un peu ou beaucoup) le coût de construction de nouvelles infrastructures publiques, et 51 % ont indiqué qu’il augmenterait le temps nécessaire pour les construire. À l’inverse, environ la moitié des personnes interrogées (47 %) pensaient que la Stratégie favorisant l’achat de produits propres permettrait de créer des emplois au Canada, et 41 % ont déclaré que cela augmenterait la compétitivité des industries canadiennes. Lors de la construction de nouvelles infrastructures publiques, les personnes interrogées s’attendaient à ce que la Stratégie favorisant l’achat de produits propres diminue (un peu ou beaucoup) l’impact sur l’environnement (29 %), les émissions de GES propres aux bâtiments (37 %) et les émissions annuelles de GES du Canada (40 %).

 

Le soutien à la mise en valeur des ressources énergétiques renouvelables s’est stabilisé après avoir diminué

Le soutien général à la poursuite du développement des énergies renouvelables est élevé, allant de 53 % à 79 %, selon la ressource. Entre août 2023 et mars 2024, le soutien au développement de toutes les énergies renouvelables s’est stabilisé, et a légèrement augmenté dans certains cas, après une période de baisse du soutien entre décembre 2022 et août 2023. En mars 2024, le soutien (plutôt ou tout à fait) était le plus élevé pour le développement de l’énergie solaire (79 %), éolienne (75 %) et hydroélectrique (74 %).

 

Le soutien au développement de l’exploitation du pétrole et du charbon augmente; il reste stable pour le nucléaire et le gaz naturel

Dans l’ensemble, le soutien à la poursuite du développement des énergies non renouvelables reste sensiblement inférieur à celui des énergies renouvelables (diapositive précédente), en particulier pour le charbon et le pétrole. Cependant, le soutien (plutôt ou tout à fait) à la poursuite de l’exploitation du charbon et du pétrole a augmenté depuis décembre 2021. Le soutien (plutôt ou tout à fait) à l’exploitation du gaz naturel est demeuré relativement stable au fil du temps (de 53 % à 57 %), et est le plus élevé parmi les sources d’énergie non renouvelables. Le soutien au développement de l’énergie nucléaire est de 43 %.

 

Confiance et sources d’information

Il y a eu peu de changement dans la consommation des médias traditionnels au cours de la dernière année

Les médias et les sites Web canadiens sont les principales sources d’information des personnes interrogées. Parmi elles, près de deux personnes sur trois les consultent chaque semaine ou plus. Près de la moitié des personnes interrogées suivent les médias et les sites Web internationaux à une fréquence similaire. En revanche, la production gouvernementale et scientifique est utilisée par beaucoup moins de personnes interrogées. La principale tendance concernant ces sources de nouvelles et d’information – qui proviennent en grande partie de sources faisant autorité ou d’experts – est que les habitudes ne changent pas au fil du temps.

 

On observe une augmentation constante des actualités et de l’information provenant des médias sociaux, des robots conversationnels dotés d’une IA, de la famille et des amis, entre autres

Pour l’ensemble de ces sources, on observe une tendance générale à la hausse de l’utilisation hebdomadaire (ou plus fréquente) au cours de l’année écoulée : Recherche sur Internet = +7 % Amis et famille = +11 % Médias sociaux = +10 % Balados = +7 % Robots conversationnels dotés d’une IA = +9 % L’augmentation de l’utilisation de ces sources sans doute moins fiables, sans une augmentation simultanée de l’utilisation de sources plus fiables, pourrait indiquer que les Canadiens ont davantage besoin de pouvoir juger par eux-mêmes de la qualité de l’information.

 

La plupart des personnes interrogées ne suivent pas de près les nouvelles sur les changements climatiques, mais y sont exposées fréquemment

En mars 2024, seulement 35 % des Canadiens ont déclaré suivre de près ou de très près les nouvelles sur les changements climatiques, ce qui représente une baisse par rapport aux 43 % d’août 2023. Parallèlement, 59 % des personnes interrogées ont déclaré avoir été confrontées à de l’information sur les changements climatiques au moins une fois par semaine, soit une baisse par rapport à 67 % en août 2023. Cette différence révèle un écart important entre l’exposition passive et active des personnes interrogées aux nouvelles et à l’information sur les changements climatiques.

 
 

Les amis et famille, et les scientifiques représentent les personnes-ressources les plus fiables pour prendre de bonnes décisions sur les changements climatiques

En mars 2024, la plupart des Canadiens faisaient confiance à leur famille et à leurs amis (70 %), aux scientifiques (67 %), aux groupes environnementaux (52 %) et aux sociétés d’énergie renouvelable (51 %) pour prendre de bonnes décisions sur les changements climatiques.

 

Les groupes les moins fiables sont le gouvernement et les sociétés d’énergie non renouvelable

En mars 2024, peu de Canadiens (33 %) faisaient confiance aux sociétés d’énergie non renouvelable pour prendre de bonnes décisions sur les changements climatiques. Les sources gouvernementales ne leur inspiraient généralement pas confiance non plus. La méfiance est la plus grande à l’égard du gouvernement fédéral (35 %), suivi des gouvernements provinciaux ou territoriaux (33 %) et des administrations locales (28 %).

 

La confiance dans le gouvernement fédéral en ce qui concerne les changements climatiques est stable, mais faible

En mars 2024, seul un Canadien sur trois était plutôt ou tout à fait d’accord pour dire que le gouvernement fédéral est compétent (31 %), qu’il agit avec intégrité (31 %), ou qu’il se soucie de ce que les gens ordinaires pensent (33 %) en ce qui concerne les changements climatiques. La compétence, l’intégrité et la bienveillance (c.-à-d. l’attention et le souci du bien-être des citoyens) sont les dimensions essentielles des systèmes dignes de confiance.

 

Caractéristiques de l'échantillon

L’échantillon est représentatif de la population adulte canadienne selon le sexe, l’âge et la région

Caractéristiques de l’échantillon août 2023 oct 2023 déc 2023 mars 2024 Recensement de 2021
Âge          
18 à 34 ans 26.5% 27.6% 27.4% 27.3% 27.0%
35 à 54 ans 32.7% 32.4% 32.5% 32.6% 32.6%
55 ans et plus 40.7% 40.0% 40.1% 40.1% 40.3%
Genre          
Homme 48.7% 48.4% 48.5% 48.6% 48.9%
Femme 51.1% 50.9% 50.9% 50.9% 51.1%
Éducation          
Études secondaires ou moins 40.0% 40.4% 40.4% 40.4% 40.5%
Collège/formation professionnelle 32.0% 31.7% 31.8% 31.9% 31.7%
Études supérieures 28.0% 27.8% 27.8% 27.7% 27.8%
Revenu          
Sous 40 000 $ 27.6% 30.4% 28.5% 30.1% 19.3%
De 40 000 $ à moins de 80 000 $ 35.8% 31.7% 30.0% 33.1% 28.4%
De 80 000 $ à moins de 100 000 $ 13.9% 11.8% 13.3% 12.7% 11.8%
De 100 000 $ à moins de 200 000 $ 22.7% 26.2% 28.2% 24.0% 40.4%
Identité autochtone          
Premières Nations/Métis/Inuits 5.0% 5.2% 14.0% 8.4% 5%

Remarque: Les données ont été pondérées par région, groupe d’âge, genre et niveau de scolarité.

Profil régional – Vague 3 de l’étude de suivi (déc. 2023)

Profil régional Canada (n = 2750) C.-B./Yn (n = 359) Alb./T.N.-O. (n = 337) Man./Sask./ Nt (n = 199) Ont. (n = 1138) Qc (n = 534) Atl. (n = 183)
Âge              
18 à 34 ans 27.4% 24.9% 32.5% 36.5% 26.8% 26.2% 22.7%
35 à 54 ans 32.5% 28.2% 30.9% 31.6% 35.8% 30.3% 33.7%
55 ans et plus 40.1% 47.0% 36.6% 31.9% 37.4% 43.5% 43.6%
Genre              
Homme 48.5% 53.0% 50.0% 44.6% 47.2% 50.9% 39.1%
Femme 50.9% 46.4% 48.7% 54.8% 52.0% 48.9% 60.9%
Genre non binaire 0.5% 0.5% 1.3% 0.6% 0.5% 0.2% 0.0%
une autre identité de genre 0.1% 0.0% 0.0% 0.0% 0.4% 0.0% 0.0%
Éducation              
Études secondaires ou moins 40.4% 42.5% 33.1% 48.8% 39.5% 43.2% 35.6%
Collège/formation professionnelle 31.8% 30.4% 36.9% 30.1% 29.8% 32.2% 38.8%
Études supérieures 27.8% 27.1% 29.9% 21.1% 30.7% 24.6% 25.6%
Taille de la communauté              
Une grande ville 39.6% 38.2% 56.3% 44.3% 42.0% 33.4% 17.4%
Une banlieue proche d’une grande ville 25.7% 24.0% 15.1% 17.1% 28.4% 32.2% 17.6%
Une petite ville ou un village 20.8% 23.5% 18.1% 26.5% 19.3% 19.8% 27.1%
Une zone rurale 12.8% 12.7% 10.0% 11.7% 9.5% 13.6% 35.5%
Une région éloignée 1.0% 1.6% 0.4% 0.4% 0.8% 1.1% 2.4%

Remarque: Les données ont été pondérées par région, groupe d’âge, genre et niveau de scolarité.

Annexe C : Profil régional – Vague 4 de l’étude de suivi (fév./mars. 2024)

Profil régional Canada (n = 2252) C.-B./Yn (n = 332) Alb./T.N.-O. (n = 318) Man./Sask./ Nt (n = 145) Ont. (n = 838) Qc (n = 488) Atl. (n = 131)
Âge              
18 à 34 ans 27.3% 21.5% 25.8% 29.2% 33.7% 20.9% 25.0%
35 à 54 ans 32.6% 25.1% 37.3% 26.6% 30.9% 39.5% 32.8%
55 ans et plus 40.1% 53.4% 36.8% 44.1% 35.4% 39.6% 42.2%
Genre              
Homme 48.6% 51.3% 53.3% 42.8% 46.7% 50.4% 45.6%
Femme 50.9% 48.1% 46.7% 55.8% 52.7% 49.2% 54.4%
Genre non binaire 0.4% 0.6% 0.0% 1.4% 0.3% 0.4% 0.0%
une autre identité de genre 0.1% 0.0% 0.0% 0.0% 0.2% 0.0% 0.0%
Éducation              
Études secondaires ou moins 40.4% 38.0% 40.4% 48.2% 39.6% 43.2% 32.7%
Collège/formation professionnelle 31.9% 29.5% 31.9% 29.6% 31.3% 31.4% 43.7%
Études supérieures 27.7% 32.5% 27.7% 22.2% 29.1% 25.3% 23.7%
Taille de la communauté              
Une grande ville 38.4% 29.6% 47.2% 40.6% 42.7% 37.9% 16.7%
Une banlieue proche d’une grande ville 20.7% 23.7% 12.0% 15.6% 20.1% 27.1% 15.8%
Une petite ville ou un village 24.4% 30.1% 19.9% 22.0% 25.7% 19.3% 32.4%
Une zone rurale 15.2% 14.7% 19.8% 15.8% 11.4% 14.0% 34.5%
Une région éloignée 1.3% 1.9% 1.1% 6.1% 0.2% 1.8% 0.6%

Remarque: Les données ont été pondérées par région, groupe d’âge, genre et niveau de scolarité.